De l’Art, du dessin, des silhouettes… C’est sans doute cette confluence entre l’amour des arts et mon interêt pour la mode éthique qui a fait apparaître la marque Paume dans mon feed Instagram. Et c’est probablement cela qui fait que j’ai « accroché » avec l’univers qui entoure les T-shirts éco-conçus de Paume.

Paume c’est un peu comme ma Madeleine de Proust. Une imagerie me renvoyant à ma vie passée d’étudiante en Arts où je m’initiais au nu artistique en cours de dessin et où j’arpentais les musées à la découverte des classiques de la peinture. 

Ayant démarré il y a bientôt 2 mois une enquête sur les jeunes créateurs s’engageant dans une démarche d’éco-responsabilité. J’ai voulu contacté celle qui était à l’origine du projet. J’ai donc rencontré Manon au détour d’un café parisien, pour qu’elle me raconte son histoire et ainsi signé mon 6e interview d’entrepreneurs engagés.

L’Art ou le pouvoir de rassembler

Manon a ce ton des passionnés. Ceux qui ont cette petite lueur qui brille au coin de l’oeil quand ils évoquent un Manet ou un Matisse. Pourtant au premier abord, elle ne vient pas du tout du même univers que moi. Manon est à l’Ecole des Avocats.

« J’ai étudié le droit pendant 5 ans. Mais moi, j’aime l’art, l’histoire, la culture. Après ces  études j’ai donc fait une licence intensive en histoire de l’art. Et c’était magique ! Une vraie explosion culturelle . Aujourd’hui j’ai passé le barreau et je me suis spécialisée en marché de l’Art. J’ai de la chance, ce sont deux domaines qui finalement se complètent bien. »

Au delà d’une simple ambiance visuelle, on comprend assez vite que c’est quelque chose qui fait partie de l’ADN de la marque. Manon a choisi le nom Paume pour sa sonorité mais aussi pour tout le champ lexical qui accompagne les mains: le savoir-faire, le partage, le « vivre ensemble ». Des notions auxquelles elle fait spontanément référence lorsqu’elle évoque sa passion.

« L’Art est une source d’inspiration incroyable. Il suffit de regarder autour de soi, il est partout et se vit au quotidien. C’est quelque chose qui rassemble les gens, autour d’une discussion ou dans la contemplation. On partage facilement son avis, sa sensibilité sur une oeuvre, sans s’inquiéter de savoir si l’autre va adhérer ou non. L’Art inspire la confiance. »

La concrétisation d’une démarche écologique

Je suis la première à avoir un parcours un peu hétéroclite… Mais je me pose toutefois une question : Qu’est-ce qui a bien pu pousser cette jeune avocate passionnée à se lancer dans la mode ? Et pourquoi de cette façon ?

«  Cela a commencé il y a environs 2 ans. Comme beaucoup, je m’intéresse aux médias et au monde qui m’entoure. Et je m’inquiète sur les questions écologiques. Au départ, j’ai commencé par de petits gestes, aujourd’hui j’essaye de réduire drastiquement mes déchets et de changer ma façon de consommer.  Pour moi cette façon de vivre c’est l’Avenir. Et à l’époque on trouvait encore peu de marques de vêtement éco-responsable. Après 1 an de réflexion, j’ai décidé de me lancer ! J’ai créé Paume, une marque que je voulais éthique, transparente et liée à l’Art. »

Vénus et Olympia : les deux incontournables

Un T-shirt blanc et un T-shirt noir : deux produits incontournables, lancés sous l’égide de deux figures majeures de l’histoire de l’Art : la Vénus de Titien et la sulfureuse Olympia de Manet.  Deux tableaux qui sous une apparence classique ont suscités le scandale et bousculés les codes de leurs époques respectives.

Les T-shirts sont 100% en coton biologique certifié GOTS et fabriqué à Marseille. Sur chacun est brodé une petite silhouette de Nu féminin.

«  Je suis partie d’une démarche : celle de consommer moins, mais mieux. C’était évident de faire un basique : quelque chose que l’on puisse porter souvent et avec tout, un vêtement dont on ne se lassera pas en fonction des tendances mode. Un produit simple, dont les tissus ont été choisi avec attention et dont la fabrication est locale.

Quant à la broderie. Je n’avais encore jamais vu un T-shirt avec un nu dessus ! L’idée me plaisait bien. Il y avait à la fois un côté féministe et engagé renvoyant à cette envie de bousculer les codes, et l’aspect féminité et douceur qu’on attend d’un vêtement. C’était donc un symbole qui fonctionnait bien avec l’idée de Paume. »


A l’avenir, Manon envisage de continuer sur sa lancée, en proposant d’autres basiques éventuellement dans d’autres tissus écologiques comme le lin ou le tencel via son e-shop. Affaire à suivre 😉

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Merci Manon pour nos discussions, cela fait toujours chaud au coeur de rencontrer d’autres amateur d’Art aussi passionné. Je souhaite une belle continuation à Paume. 

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